Jouez avec des Casino machines

Pour certains, les tables de jeux sont trop intimidantes. Excusez-moi, j’essuie mes larmes, c’est l’émotion. De réaliser que pratiquement tous les casinotiers – des cœurs en or – manifestent autant de sollicitude bienveillante envers les joueurs timides, en aménageant à leur attention des dizaines de mètres carrés de machines pour leur permettre de jouer seuls, c’est si touchant!
 
Même le joueur le plus timide peut se donner du bon temps grâce à ces machines: personne pour le bluffer, personne pour lui lancer un regard désapprobateur s’il relève ou abaisse la manette au mauvais moment, et aucune de ces règles compliquées qui caractérisent les jeux de table. Ici, le joueur esseulé se mesure à une machine (ou même à plusieurs machines à la fois, lorsqu’il est un peu barjo).
 
N’oubliez pas qu’au casino, le meilleur n’est jamais très éloigné du pire. Dans cette section, nous allons nous intéresser plus particulièrement aux machines à sous et au vidéo poker, deux choses complètement différentes. Les règles y sont différentes, et les enjeux sont très différents. Le keno et le bingo seront aussi abordés, de façon concise.

Les machines à sous: du levier au bouton
Les machines à sous ne sont autorisées en France que depuis la fin des années quatre-vingts. Elles permettent aux casinos d’attirer un plus large public. Cependant, un établissement ne peut exploiter des machines à sous que s’il propose également des jeux de table.

Il fut un temps où les machines à sous étaient des appareils très simples. On insérait une pièce de monnaie, on tirait un levier et les rouleaux se mettaient à tourner. Au moment où ils s’arrêtaient, on entendait le bruit agréable des pièces qui dégringolaient … ou un silence pénible. Bien sûr, on ne venait de perdre qu’un ou deux francs, ou peut-être cinq, mais ce silence était si frustrant que l’on ne pouvait s’empêcher d’insérer une autre pièce.

Ces bandits manchots ont été remplacés par des machines dont l’électronique est comparable à celle d’un engin spatial. Cet adversaire froid et sans âme vous chante même un petit air tout en absorbant goulûment tous vos jetons. Bien sûr, ces machines gardent quelque chose du temps jadis (des fruits et des cloches sur les lignes de gain), mais leur niveau de sophistication croît sans cesse. Les machines à sous sont le jeu le plus prisé des casinos, et de loin, bien qu’elles offrent un des moins bons taux de redistribution de toute la maison.
Si, au casino, les machines à sous occupent une surface aussi importante, c’est pour une bonne raison: les gens adorent s’en servir. Si vous faites partie de ces personnes qui ne savent pas résister à la tentation, cela vous permettra de jouer de façon plus profitable, avec un taux de gain ou de perte meilleur que la moyenne.

Le Vidéo poker: c’est autre chose que vos petits jeux de cartes entre amis
À l’instar des machines à sous, le vidéo poker permet de jouer tout seul. Cependant, il existe entre ces deux jeux de grandes différences. Les machines à sous, c’est essentiellement affaire de chance, tandis que le vidéo poker exige une certaine connaissance et de la technique. Ce n’est pas parce que vous avez déjà tapé le carton avec des amis autour d’un pastis que vous réussirez à faire sauter la banque au vidéo poker. Il en existe plusieurs variantes, et mieux vaut en maîtriser les stratégies avant de se lancer.

Au vidéo poker, les stratégies sont souvent un peu compliquées (voir cha¬pitre 13), mais votre effort sera récompensé. Le vidéo poker est peut-être, de tous les jeux des casinos, celui qui vous offre les meilleures chances de gagner – du moins, si vous jouez bien.

Le keno et le bingo : deux grands classiques
Le keno et le bingo présentent un certain nombre de similitudes. L’un comme l’autre ont une longue histoire et sont très prisés. Le keno est présent dans la plupart des casinos des États-Unis et vous offre la possibilité de rester actif tout en sirotant une soupe au bar. Le bingo y est plus rare.

Le keno comme le bingo ne sont pas affaire de stratégie, il s’agit plutôt d’avoir de la chance, mais je vous explique ces jeux au chapitre 14, où ceux qui ne connaissent pas encore ces deux jeux en auront un bon aperçu.

Les autres formes de poker

Il existe de nombreuses variantes de poker. Vous trouverez ci-dessous les plus populaires.


Omaha

L’Omaha est la variante la plus proche du Texas hold’em.
La seule différence réside dans la distribution de quatre cartes fermees par joueur avant le flop contre deux cartes pour le Texas hold’em.
L’objectif est de composer la combinaison de cinq cartes la plus forte a 1 aide des cartes du board et de deux cartes fermées obligatoirement.

Hole cards: d(P) 8(P) 2(P) 5(T)
Board: 8(C) 7(CA) 7(P) V(P) 3(T)
La meilleure main possible, en utilisant deux cartes fermées, est 8(P) 8(C) 7(CA) 7(P) D(P)
Il n’est pas possible de constituer une couleur à pique, car Il faudrait utiliser trois cartes fermées.
 

Draw poker
C’est le poker des cow-boys et du far West. Il y a encore une dizaine d’années, c’était encore le poker le plus pratiqué.

Chaque joueur se voit distribuer cinq cartes fermées. Débute ensuite un premier tour d’enchères, le joueur à gauche du donneur est de parole. Certaines versions exigent une main minimum pour ouvrir le pot (généralement une paire de valets) et d’autres ne fixent aucune contrainte.

Une fois le premier tour d’enchères terminé, chaque joueur restant a la possibilité de changer jusqu’à cinq cartes de son jeu contre cinq nouvelles. Selon les variantes, il n’est parfois possible que de changer trois ou quatre cartes au maximum.

Un deuxième et dernier tour d’enchères clôture la partie (le premier à parler étant celui qui a ouvert le pot), et les joueurs restant en lice s’affrontent au showdown. La main la plus forte l’emporte.
Au draw poker, l’ante remplace souvent les blinds. L’ante est une mise obligatoire, généralement très faible, que tous les joueurs sont tenus de payer.


Stud 5

Le Stud 5 est un poker ouvert. Chaque joueur se voit distribuer une carte fermée et une carte ouverte. Le joueur ayant la carte la plus faible est de parole. Si deux cartes de même valeur sont exposées, alors la couleur devient déterminante. De la plus faible à la plus forte: trèfle, carreau, cœur et pique.
Une fois le premier tour d’enchères terminé, une deuxième carte ouverte est distri¬buée à chaque joueur. Le joueur ayant la main ouverte la plus forte est de parole (soit une paire ou soit la carte la plus forte). À la suite du deuxième tour d’enchères, une troisième carte ouverte est distribuée à chaque joueur. Le joueur ayant la main ouverte la plus forte est toujours de parole. Une dernière carte ouverte est distribuée à chaque joueur, et un dernier tour d’enchères, qui commence par la main ouverte la plus forte, clôture la partie.
La meilleure main au showdown est gagnante.
 
 
Stud 7
Le Stud 7 épouse les mêmes règles que le Stud 5 à la différence que chaque joueur se voit distribuer au début deux cartes fermées et une carte ouverte. Trois autres cartes ouvertes sont ensuite distribuées à chaque joueur, selon le même principe d’enchères qu’au Stud 5. La septième et dernière carte est fermée. Au showdown les trois cartes fermées de chaque joueur restant sont révélées. La plus haute main l’emporte.


Le poker en ligne

Les premières poker rooms (salles de poker) sur internet ont vu le jour à la fin des années 90 et se sont rapidement développées ces dernières années. Souvent parrainées par des pros ou des champions internationaux, elles attirent tous les types de joueurs, du débutant au confirmé.

Le poker en ligne est particulier. Les règles restent les mêmes, mais l’interaction entre les joueurs étant limitée à quelques clics, l’atmosphère Y est diffé¬rente. Vous êtes tout d’abord seul derrière votre écran, à siroter un verre ou à grignoter quelques gâteaux. Vous répondez même à votre portable qui sonne puisque les sept joueurs avant vous n’ont pas encore misé. Vous criez de joie quand un brelan d’As vous tombe au flop et savourez le moment lorsque trois joueurs vous suivent. Pour vous permettre de prendre rapidement des décisions, un petit logiciel peut même calculer vos probabilités d’amélioration de mains. Vous maudissez votre bonne étoile de vous donner des cartes minables plusieurs fois de suite. Et, aussi rapidement que vous y êtes entré, vous sortez de la partie parce qu’il se fait tard et que votre femme (ou votre mari) s’impatiente.

Bref, au poker en ligne, vous pouvez vous permettre beaucoup plus de choses
qu’autour d’une vraie table. Et d’ailleurs, le choc est souvent brutal lorsque l’on
passe à la réalité.

Un signe révélateur est souvent le comportement à l’égard des jetons. Le joueur issu d’Internet prend le temps de les compter et de les recompter, trop habitue a son clavier numérique ou à sa souris.

Il existe cependant de bons joueurs qui alternent avec aisance tables virtuelles et tables réelles, ayant su mettre à profit leur capacité d’adaptation.

Devenez un bon joueur autour d’une vraie table. Le reste n’en sera que plus simple …

Poker – Structure des enchères selon le type de partie

Les règles du Texas hold’em restent identiques que vous jouiez en parties privées, en cercles de jeux ou en casinos. Seule la structure des enchères change.
Quand vous vous asseyez à une table, voici ce que vous devez savoir pour aborder la partie sereinement.

Limit games
Les limit games se caractérisent par un cadre prédéfini d’enchères. Ainsi, l’enchère minimale et l’enchère maximale sont fixées dès le départ.

Une partie est en limit 1 €/2 €. La première valeur définit l’enchère et la relance pour les deux premiers tours. Ainsi, les joueurs ne miseront qu’1 € et ne pourront relancer que de 1 €. La deuxième valeur définit la mise et la relance pour le troisième et le quatrième tour d’enchères.

Le nombre de relances est limité pour chaque tour d’enchère. La norme étant généralement de limiter à trois ou quatre relances après la première mise.
La b/ind est généralement égale à la moitié de la mise minimale et la surblind à la mise minimale.
 

Spread limit games
Ce type de partie est moins connu. La structure d’enchères est la même qu’en limit, à l’exception de cette possibilité de miser entre la valeur minimale et la valeur maximale des enchères prédéfinies.

Dans une partie en spread limit 20 € à 40 € pour les deux premiers tours et 20 à 80 € pour les deux derniers tours, il est possible de miser 25 € ou 37 € aux deux premiers tours d’enchères et 43 € ou 78 € pour les deux derniers tours.

Pot limit games
En pot limit, la structure des enchères est la même qu’en limit, à l’exception de la mise maximale dont la hauteur est égale à la valeur du pot actuel.

Dans une partie en pot limit 10 €/20 €, la mise minimale est de 10 € pour les deux premiers tours d’enchères et de 20 € pour les deux derniers tours d’enchères. La mise maximale est fixée à hauteur du pot actuel. Imaginons qu’au deuxième tour d’enchères, le joueur 2 ouvre en misant 10 €, le joueur 3 aura la possibilité d’enchérir jusqu’à 89 €, si la valeur du pot est de 89 €.

No limit games
En no Iimit, la structure des enchères est la même qu’en limit. La seule diffé¬rence est qu’il n’y a pas d’enchère maximale. Chaque joueur a donc la possibi¬lité de miser jusqu’à la hauteur de son tapis.

Dans une partie en no limit 40 €/80 €, l’enchère minimale est de 40 € pour les deux premiers tours et de 80 € pour les deux derniers. À tout moment, un joueur a la possibilité de miser entre la mise minimale prédéfinie et celle de son propre tapis.

Quand un joueur mise tout son tapis, on dit qu’il est ail in. Si un autre joueur décide de le suivre mais que son tapis est inférieur, un pot annexe – le side pot- sera créé.

Le joueur 1 possède 500 €.
Le joueur 2 possède 200 €.
Le joueur 1 mise la totalité de son tapis, soit 500 €. Le joueur 2 décide de le suivre et avance la totalité de son tapis, soit 200 €. Dans ces circonstances, le joueur 2 ne peut pas prétendre gagner les 500 € de son adversaire, mais seulement les 200 € qu’il aura mis dans le pot.

Deux pots apparaissent alors :
– Un main pot: Pot principal où sont disputés 400 euros (200 € de chaque joueur).
– Un side pot: Pot annexe comportant 300 € (mise du joueur 1 que le joueur 2 ne peut prétendre).
Le joueur dont la main sera la meilleure au showdown emportera 400 €. Le joueur 1 récupèrera ses 300 € quoi qu’il arrive.

Prenons quatre joueurs:
Sébastien : 500 €
Thomas: 300 €
Olivier: 200 €
Julie: 100 €

Olivier est ail in avec 200 €. Il est suivi par tous les autres joueurs.
– Main pot: 100 € + 100 € + 100 € + 100 € = 400 €.
Le facteur limitant est le tapis de Julie (100 €).
Tout le monde se dispute le main pot.
– Side pot 1 : 100 € + 100 € + 100 € = 300 €.
Le facteur limitant est le total restant d’Olivier après le main pot (200 € -100 € = 100 €).
Olivier, Sébastien et Thomas se disputent le side pot 1. Julie ne peut y prétendre.
– Side pot 2 : 100 € + 100 € = 200 €.
Le facteur limitant est le tapis de Thomas après avoir payé le main pot et le si de pot 1 (300 € -100 € -100 € = 100 €).
Seuls Thomas et Sébastien se disputent le side pot 2.
Le showdown révèlera le vainqueur à hauteur de ce qu’il a misé dans le pot:
Si Julie l’emporte, elle empoche 400 €. Les autres Joueurs recuperent respectivement leur argent des side pots.
– Si Olivier l’emporte, il empoche 700 € : main pot et slde pot 1.
– Si Thomas ou Sébastien l’emporte, il empoche 900 € : tous les pots.

Texas Hold’em Poker – Le Turn, River et Showdown

La turn
Le donneur brûle une carte et une quatrième carte ouverte est distribuée pour intégrer les trois autres cartes communes.
Chaque joueur resté en lice peut constituer la meilleure combinaison de cinq cartes à partir de six cartes: deux cartes fermées et quatre cartes ouvertes.

Le troisième tour d’enchères
Il est similaire au deuxième tour d’enchères.
La seule spécificité: les enchères minimales doublent au troisième et quatrième tour d’enchères.
Ainsi dans une partie 10 €/20 €, il faut désormais miser 20 € pour ouvrir le pot.
Joueur 1 : Donneur uniquement.
Joueur 3 : Comme le joueur 2 s’est couché au flop, c’est au joueur 3 de parler. Il décide de checker.
Joueur 4 : Il décide d’ouvrir en mettant 20 €.
Joueur 5 : Il relance de 20 € en mettant 40 €.
Joueur 3 : Il décide de se coucher.
Joueur 4 : Il suit en mettant 20 €.

La river
Le donneur brûle une carte. Une cinquième carte – la dernière ouverte – est distribuée pour intégrer les quatre autres cartes communes.
Le board ou tableau est considéré complet avec cinq cartes ouvertes.
Les joueurs restés en lice doivent alors constituer la meilleure combinaison de cinq cartes à partir des sept cartes: deux cartes fermées et cinq cartes ouvertes.

Le dernier tour d’enchères
Il est en tout point similaire au troisième tour d’enchères.
Au terme du dernier tour d’enchères, les joueurs restants arrivent au showdown.

Il ne reste plus que deux joueurs dans la partie. Les joueurs 1, 2 et 3 ont abandonné en cours de route.
Joueur 1 : Donneur
Joueur 4 : Il décide de checker.
Joueur 5 : Il ouvre à 20 €.
Joueur 4 : Il relance de 20 € en misant 40 €.
Joueur 5 : Il relance de 20 € en misant 40 € également. Il est actuelle¬ment à 60 €.
Joueur 4 : Il décide payer son adversaire pour voir ses cartes et met 20 € dans le pot.
Les deux joueurs sont à égalité, avec 60 € chacun dans le pot. C’est alors le showdown.

Le showdown
S’il reste au moins deux joueurs au terme du dernier tour d’enchères, les deux cartes fermées de chaque joueur sont révélées. Celui qui aura constitué la combinaison la plus forte à l’aide de ses deux cartes fermées et des cinq cartes ouvertes emportera la totalité du pot, c’est-à-dire toutes les mises depuis le premier tour d’enchères.
À noter qu’un joueur peut utiliser ses deux cartes fermées, une seule ou même aucune pour constituer la meilleure combinaison possible de cinq cartes. S’il n’utilise pas ses cartes fermées, on dit qu’il joue le board, c’est-à-dire qu’il compose une combinaison à partir des cartes communes uniquement.

Joueur 4: 7(P) 7(CA)
Joueur 5: V(T) 9(C)
Board: 4(CA), D(T), 8(T)      7(T)     10(T) 
 
Le joueur 4 peut afficher au mieux un brelan: 7(P) 7(CA), 7(T) D(T) 10(T).
Le joueur 5 l’emporte avec deux combinaisons possibles:
– Une suite: V(T) 9(P) D(T) 10(T) 8(T)
– Une couleur: V(T) D(T) 8(T) 7(T) 10(T)
Quelque soit la combinaison choisie, celle-ci l’emporte face à un brelan de 7.

Au regard des règles et du déroulement de la partie, pour emporter le pot, il faut soit:
– pousser les joueurs à se coucher en cours de route.
– obtenir la main la plus forte si vous êtes tenu d’aller jusqu’au showdown.